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Le blog de Céline

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11 février 2010

La frappe chirurgicale de Massive Attack

Massive Attack revient en force avec un nouvel album "Heligoland", sorti le 08 février dernier. 

Après 7 ans d'absence et le retour fracassant de Daddy G., le groupe phare de la scène trip hop renoue avec un son fantomatique et inquiétant dans la lignée du magistral Mezzanine (1998).

A écouter d'urgence et sans modération. 

 

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31 janvier 2010

Les petits mousses de la French Touch

Housse de Racket c’est avant tout le projet de deux ados, Pierre et Victor. Ils se sont rencontrés au conservatoire municipal de Chaville. A l'époque ils se snobaient puis ils ont finalement décidé de se parler le jour où l’un d’entre eux a porté un tee-shirt de Pearl Jam. Quelques années plus tard, leur musique connaîtra le succès en devenant la bande son du générique du Grand Journal de Canal+ et d’une pub Lacoste. Surfant sur la vague de la French Touch, ils ont sorti le 13 octobre dernier leur premier album « Forty Love » d’où est extrait le fameux morceau « Oh yeah » que je me chante dans la tête depuis deux jours. Un groupe frais qui fait pas mal de bruit. 

 

 

 

15 janvier 2010

Il n’y a que la maille qui leur aille

Les nouvelles adeptes de la maille se sont regroupées dans un groupe : le CFT (alias le Collectif France Tricot). Un nom qui peut paraître désuet si l’on n’a pas vu les créations de ces jeunes demoiselles. Plus qu’une passion, Emmanuelle Barrère, Solène Couturier et Céline Lacome-Hulin sont devenues au fil des années complètement accros à leurs crochets. A Paris, ces « tricopathes » proposent des apéros tricot où tout le monde peut s’initier à la joie de ces baguettes magiques. Mais pas question pour elles d’adopter le style Mamie ! Elles préfèrent créer des doudous, des bagues, des montres (et oui !) et même s’amuser à détourner des objets issus de la rue. Par exemple, elles ne résistent pas à l’idée de rhabiller les statues des fontaines Wallace ou à déguiser les mornes poteaux qui jalonnent nos trottoirs.

Une bouffée d’air frais dans un quotidien grisâtre !

Les éditions Critères viennent de publier un livre à leur sujet. 

tricot_blog

10 janvier 2010

Les " Chats persans " de Bahman Ghobadi

Les_chats_persans_300Les "Chats persans" est le cinquième film du cinéaste iranien Bahman Ghobadi. Sorti dans les salles le 23 décembre dernier, il a été présenté au Festival de Cannes 2009 dans la catégorie "Un certain regard". Tourné en 17 jours sans autorisation dans les rues de Téhéran, ce long métrage est avant tout un hymne à la liberté d'expression. Il offre une tribune à cette courageuse jeunesse iranienne qui ose braver les interdits pour faire de la musique. Entre l'angoisse d'être découverts par les autorités et celle d'être dénoncés, Negar et Ashkan, les deux musiciens du groupe underground vont monter un grand concert clandestin pour financer leur départ vers l'Europe. Ce film prend toute son ampleur après les manifestations anti-Ahmadinejad qui ont été violemment réprimées.

30 décembre 2009

New Kids on The Fluo Touch

Ils sont jeunes, ils sont stylés, ils aiment l’électro et les couleurs flashy. Bienvenue dans le monde de la génération fluo, un mix entre les codes des années 80 et 90.

Un style étudié

Rose, jaune, bleu, vert. Bling-bling, leggings, plastique, sneakers et Stabilo dans la poche. N’ayez pas peur de cette overdose de couleurs criardes, la génération fluo aime qu’on la remarque. Elle porte des collants fuschia imprimé léopard, des sweat à capuches bariolés, des Nike Air semblant tout droit sortir du Prince de Bel-Air. Sans oublier son signe de ralliement : un bandeau American Apparel (sinon rien). Culte du kitsch pour certains, véritable agression visuelle pour d’autres, les adeptes du fluo se fient des critiques et assument leur lifestyle. Les grands couturiers s’en inspirent et les marques populaires les récupèrent.

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Hédonistes et décalés

Née à l’ère du SIDA, du chômage et des délocalisations, la génération des 15-24 ans cultive la couleur et les icônes Pop comme forme d’autodérision. Pur produit de la French Touch, du Hip Hop et d’Internet, elle vit d’humour et d’ouverture d’esprit. Toujours en contradiction, elle peut chiner ses habits aux puces et craquer pour une création limitée d’un artiste exposant chez Colette à Paris.

Les ambassadeurs fluo

A l’origine de cette mode, il y avait les FluoKids, un groupe de geeks devenu célèbre grâce à leur blog. Ils ont eu l’agréable idée d’y proposer des remix légalement téléchargeables et des articles prônant l’hédonisme. Leur succès fût tel qu’ils sont régulièrement contactés pour organiser des soirées. Aujourd’hui le phénomène a pris de l’ampleur et s’exporte outre Manche avec l’émergence de la New Wave des Klaxons et du label américain Dim Mak. En France, la génération fluo écoute Yelle, Teki Latex, Sliimy et MGMT, les ambassadeurs actuels des nouvelles tendances.

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27 décembre 2009

"J'avais faim et vous m'avez donné à manger"

Plongée au coeur de l'association cannoise "J'avais faim". Depuis plus de trente ans, elle propose aux plus démunis un repas chaud servi le midi et le soir, exclusivement en hiver. Elle survit grâce aux dons de particuliers et de la mairie. Au total, 42.000 € lui sont nécessaires pour fonctionner normalement.

Un reportage réalisé en compagnie d'Aline Le Dunff et de Guénolé Foultier. Alors, magnéto Serge !

 

19 décembre 2009

Grippe A

Petit reportage d'une minute trente tourné au centre de vaccination de Cannes-la-Bocca en compagnie de Guénolé Foultier et d'Aline Le Dunff. Alors, les Cannois ont-ils peur des effets de la grippe A ? Réponse en images. 

 

17 décembre 2009

Alerte à la méduse

Depuis plusieurs années, la Pelagia Noctiluca envahit les eaux des côtes méditerranéennes. Violette, transparente et filamenteuse, elle fascine autant qu'elle empoisonne la vie des nageurs et des touristes. En temps normal, ces petits animaux s'installent pour une durée de quatre ans dans les eaux de baignade avant de revenir quelques années plus tard. Or, il s'avère que ces épisodes sont de plus en plus longs ou gagnent en intensité. Selon les travaux de la biologiste Jacqueline Goy, spécialisée dans l'étude des méduses, il semblerait que le cycle de 12 ans des cnidaires soit bouleversé. Cela fait neuf étés consécutifs qu'on les retrouve au bord de la Côte d'Azur et notamment dans la rade de Villefranche-sur-Mer.

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La méduse Pelagia Noctiluca qui fait chavirer les coeurs en Méditerranée. T.T

 

L'activité humaine mise en cause

Plusieurs causes sont à l'origine de ce phénomène, la plupart étant liées à l'activité humaine ou à des paramètres physicochimiques. « Dans la nature, les choses sont toujours complexes. Le courant, la salinité des eaux, l'abondance d'alimentation, etc. contribuent à biaiser la chaîne alimentaire et à favoriser la présence ou non des Pelagia dans les eaux de baignade », explique le professeur Gaby Gorsky du Centre d'observation de la rade de Villefranche-sur-Mer. L'Homme favorise l'expansion de ces cnidaires en pêchant ses prédateurs comme le thon ou en détruisant les lieux de ponte des tortues des mer qui ne parviennent plus à assurer leur descendance. Un autre phénomène plus marginal est apparu. L'oestradiol contenu dans les pilules contraceptives des femmes est rejeté à la mer car les stations d'épuration ne peuvent pas filtrer cette hormone. Les poissons se féminisent et ne peuvent pas se reproduire.

Un phénomène peu étudié

Les méduses restent une énigme pour les scientifiques car peu d'études ont été réalisé à leur sujet. Le lien hypothétique existant entre le réchauffement climatique et la prolifération des pelagia est une question à laquelle les biologistes de Villefranche-sur-Mer ont du mal à répondre. Gaby Gorsky, océanographe du CNRS, constate que : « dans les années 80, une augmentation de la température des eaux s'est traduite une élévation des jeunes strates de méduses et une meilleure strobilation. » Leur reproduction asexuée se déroule mieux. Pour le professeur Prejner, ces deux facteurs ne sont pas corrélatifs. « Les Pelagia grandissent au large, dans les eaux froides. Elles s'échouent le long des plages car elles suivent le plancton, trop léger pour résister aux courants. » C'est d'ailleurs pour cette raison que certaines plages sont touchées et pas d'autres. Contrairement aux idées reçues, elles sont, selon lui, « un gage de qualité des eaux car elles aiment les eaux pauvres, claires et transparentes avec du phytoplancton et peu de matières en suspension. Elles mangent des bestioles de petites tailles.» M. Gorsky est plus sceptique. Cette année, la liriope tetraphylla donne du fil à retordre aux Pelagia. Toutes deux cohabitent mais se font concurrence.

Quant à savoir si l'été 2010 sera marqué par la présence des méduses, les scientifiques préfèrent ne pas s'avancer sur la question, ils sont en train d'étudier les effets de la vague de froid qui s'abat en ce moment en région PACA  sur la survie des méduses. Dépourvus de cerveau et uniquement constitués d'une bouche et d'un estomac, ces animaux font preuve d'une incroyable force d'adaptabilité.

10 décembre 2009

Eric Le Guen, la musique dans le sang

Rencontre avec Eric Le Guen, musicien et improvisateur de musique pour films. 

Le cadrage est pas terrible. J'avais juste besoin du son, donc à défaut de Voice Tracer, j'ai utilisé une caméra. 

9 décembre 2009

Entretien avec Pascale Arbillot

Dans « Parlez-moi de la pluie » réalisé par Agnès Jaoui en 2008 et diffusé lors des Rencontres cinématographiques de Cannes, Pascale Arbillot incarne Florence, une femme sensible engluée dans son rôle d’épouse et de mère de famille exemplaire. Mais elle a un amant, Michel Ronsard, qui fait un reportage sur sa sœur Agathe Villanova. Ce personnage naïf correspond tout à fait à la personnalité de Pascale Arbillot, étonnamment gentille et peu sûre d’elle malgré un CV bien rempli.

Comment s'est passée la rencontre avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri ?

Tout simplement. Ils m'ont contactée pour passer un casting. J'ai d'abord contacté Agnès puis après j'ai passé des essais sur une scène très précise du scénario avec Jean-Pierre. J'ai eu le rôle un mois après. C'était horrible mais j'étais super contente.

Qu'est-ce qui vous a poussé à faire ce film ?

Rien ne m'a poussée. Déjà être choisie, ça a été pour moi un cataclysme heureux. Alors quand j'y suis allée, j'ai joué avec la joie et l'envie de tourner avec des gens que j'aime et que j'aimais avant de les rencontrer. C'était une chance inouïe d'être avec ces acteurs. 

 

Comment vous avez réagi à la lecture du scénario ?

Je l'ai trouvé extrêmement bouleversant. Je me suis tout de suite dit : "On dirait du Bacri... euh... du Tchékhov" (rires) car il est à la fois intimiste et impressionniste. C'est une chronique des petites choses de la vie. Il aborde des angles profonds, que ce soit les rapports homme/femme, la religion, la liberté (celle qu'on accorde aux autres et à soi), la tolérance, l'humiliation, la politique. Tout cela dans un scénario très tenu, avec très peu d'actions. Ce dramatisme m'a beaucoup touchée. 

Quelles images il a vous évoqué ?

J'avais l'impression de voir des gens en attente de quelque chose. Ca m'a fait penser aux trois sœurs de Tchekhov qui vont à Moscou. L'une d'entre elle a toujours froid même en plein été. Elle n'est pas heureuse de sa vie mais ne fera jamais rien pour changer. J'ai aussi des images de nature qui me viennent à l'esprit. Beaucoup de nature, de forêt, de froid, de chaud, de rivière. Et puis au milieu de ça, il y a des gens dans une maison et dans un jardin englués dans leur vie. Certains s'en contentent, d'autres pas. 

Comment vous avez imaginé votre personnage ?

J'ai fait totalement confiance à Agnès et à Jean Pierre car avec eux, tout est écrit. Le dialogue participe à la construction du personnage. Il suffit de jouer les mots. Agnès est par ailleurs une actrice et une réalisatrice démente. Je me suis sentie protégée, en confiance. J'avais même l'impression d'être au service de quelque chose plus grand que moi. 

Comment était l'ambiance sur le tournage ?

Très bosseur. C'est tout ce que j'aime : on travaille sérieusement mais ça ne nous empêche pas de rigoler, de partager des moments d'émotions intenses. Ya des scènes avec Jean-Pierre où on a failli pleurer, on était très ému parce que l'histoire d'amour entre eux dans le film est secrète. C'était très touchant. 

Une fois que le film a été terminé, qu'est-ce que vous en avez pensé ?

J'ai eu un choc la première fois parce que j'ai vraiment vu un film, c'est-à-dire que normalement quand on tourne, on voit les choses, on a du mal à être spectateur. Là, je me suis pris dans le personnage (bon c'est sûr qu'au début on se regarde plus que les autres, c'est nul mais on ne peut pas s'en empêcher). Là, pour la première fois de ma vie, ce n’est pas moi que j’ai aperçu mais le personnage : une pauvre femme perdue. Après j'ai regardé les autres, y a plein de scènes que j'avais pas vues comme celle entre Jean-Pierre et Djamel, ou celle d'Agnès qui pleure toute seule à un moment donné. C'était extrêmement bouleversant. En même temps, j'ai eu l'impression d'avoir été un peu volée car quelque chose d'intime a été pris en chacun de nous. J’ai redécouverts ces acteurs alors que je les connaissais, c'était très étonnant. On dirait qu'Agnès nous a piqués des trucs super intimes sans que l'on s'en rende compte. C'est comme si on n’avait pas travaillé et qu'elle avait juste filmé qui on était... mais pas complètement non plus parce qu'on n'est pas le personnage. C'est un truc particulier mais on l'a tous ressenti. Elle est très forte pour le casting et pour extraire la "substantifique moelle", comme on dit.

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8 décembre 2009

Et Lio me redonna la Banana...

En marge des Rencontres cinématographiques de Cannes et de l'avant première de "Robe du soir", le film dans lequel elle joue, je me suis invitée à une conférence de presse pour lui poser quelques questions sur ce télé crochet. C'est entourées du décor psychédélique de l'hôtel du 3.14 que la rencontre a eu lieu. 

Sinclair est parti du jury de la Nouvelle Star par lassitude et parce que les candidats de l'année dernière étaient, selon lui,   "des tocards" . Comprenez sa réaction ?

Normalement, j'ai pas le droit de répondre à ces questions, mais là c'est vraiment par amour !

Oui je la comprends mais je ne la comprends pas pour les raisons qu'il a données. Je pense que c'est toujours beaucoup plus complexe que ça. Je sais que Sincair s'est toujours posé énormément de questions sur le fait de participer à l'émission ou non. En même temps elle lui apportait beaucoup, et il l'a toujours dit, en terme d'ouverture et de refaire de la musique. En même temps, ça lui enlevait beaucoup en terme d'intimité. Il ne pouvait plus se balader partout dans Paris, comme avant, sans être reconnu, et il était confronté à des problématiques qui n'étaient pas forcément les siennes. Il avait besoin d'ajuster ça parce qu'il ne le vivait pas forcément toujours bien, et puis il est tombé amoureux ! Je trouve ça compréhensible, on n'est pas marié à la Nouvelle Star. Je ne vois là rien d'infamant. Il s'est exprimé avec l'humeur d'un moment. Moi je suis restée parce que j'avais envie de rester.

Pensez-vous qu'il y ait eu un problème avec la promo de l'année dernière, notamment avec la victoire de Soane qui a été vivement critiqué ?

Il a gagné, ça c'est sûr, les gens ont voté pour lui. Après il a pas plu à certains journalistes, ça c'est lui qui gère ! Il est ce qu'il est, il gère comme il veut. C'est encore une fois la preuve de l'extrême liberté qu'a cette émission et de ce qu'elle offre. C'est un prime et donc un format diffusé partout dans le monde, notamment en Afrique, et pourtant on ne pas dire qu'elle soit formatée. Elle a une liberté de ton et une capacité de faire sortir des gens qui l'ouvrent, à tort ou à raison, à tort ou à travers. On peut au moins rendre ça à cette émission, c'est toujours un point positif ! 

Et comment vous recrutez les candidats ?

Nous, on "moissonne", c'est-à-dire qu'on a 28.000 inscrits cette année et que nous nous allons seulement en voir 600 d'entre eux. Donc vous imaginez la présélection. Ce qui arrive à nous est un préchoix dans lequel nous avons absolument rien à voir. C'est pour ça que je reprends l'expression de Philippe Manoeuvre. On nous propose quelque chose et c'est parmi ces têtes de blé là, qu'on n'a pas choisi avant, que l'on prend. Notre concours est donc extrêmement cerné, cadré. Mais moi-même comme ça, en voyant ces 600 candidats, je vois des graines, des choses qui ne demandent qu'à s'ouvrir. C'est ce qui me réjouit. J'ai un grand attachement sentimental à cette émission. Je la quitterai sans problème parce que je ne pense pas que ça soit ma vie non plus, mais pas sans regrets. Parce que j'aime cette émission aussi et malgré que ce soit un format, avec ses tiraillaements de tous les côtés. Je travaille avec des gens qui me sont proches comme ceux de Freemantle avec qui j'ai des vrais rapports artistiques. Je ne parle pas de ceux de M6 qui me sont plus éloignés, surtout que ce diffuseur est très puissant. Sans blagues, c'est une très belle aventure ! Je pense que n'importe quelle personne qui aurait l'occasion de la vivre une année de l'intérieur, en sortirait avec plein de critiques, bien évidemment, mais avec un moment de vie très intense. C'est beaucoup de plaisir et d'émotions par moment

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7 décembre 2009

Diam's, gravée dans la roche.

 

Trois ans après l'album "Dans ma bulle", Diam's revient dans les bacs avec "S.O.S", sorti le 16 novembre dernier. Après le succès de son ancien opus dont le single "la boulette" s'est vendu à un million d'exemplaires, la chanteuse d'origine chypriote a sombré dans le silence. Mariée et portant le voile, peu ont compris ce retournement de situation. Et pourtant, malgré les médisances, Diam's reste debout. Elle s'impose même dans les charts en se classant deuxième meilleure vente d'albums de novembre. De quoi rassurer cette rappeuse dont la pire crainte est de décevoir son public, sa force vitale. Si certains dénoncent son rap commercial, elle n'en reste pas moins un modèle à suivre pour toutes ces jeunes filles en mal de vivre. Elle a survécu à tout, au suicide, à la violence conjugale, au doute qui la ronge. D'ailleurs, sa qualité c'est avant tout ses paroles et son flow. Son album, c'est comme un journal intime où elle se livre, comme en témoignent ces paroles :

"Petite banlieusarde, j'ai fais du rap pour me libérer du mal

J'aurai pu finir à la MAF, le coeur criblé de balles

J'ai pris la plûme pour qu'elle m'éloigne de la mort

Pour que ma mère n'aille pas à la morgue pleurer sur mon sort."

Derrière son côté bling bling, elle garde un regard lucide sur le monde actuel. Dans "la boulette", l'hymne de la "génération nan-nan", elle n'hésite pas témoigner :

 

"Y'a comme un goût d'alcool dans les locaux de police,

Y'a comme un goût de peur chez les meufs de l'an 2000,

Y'a comme un goût de beuh dans l'oxygène qu'on respire."

 

Et puis, parce qu'on ne s'en lasse pas, autant écouter la chanson en entier :

 

 

 

4 décembre 2009

Me, myself and I

Je m'appelle Céline, j'ai 22 ans, après des études dans la communication visuelle je me suis lancée dans une école de journalisme à Cannes. Résultat : trois semaines de travail intensif juste avant les vacances de Noël. Des conditions de vie pires que celles d'un élevage de poulets. 

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